Posts Tagged ‘Hector Malot’
Your shoes and the world to come
Lundi, mars 14th, 2011
J’ai reçu v’là la palanquée de messages de partout. De la famille, du crew, des supps du SMC, des collègues sur place, d’Ultraland. Ils étaient tous bourrés de baisers. Une tonnasse de baisers. Je les ai partagés avec la Waque, puisque plein de ces baisers lui étaient adressés, et on les a tous consommés sur place. Comme ils venaient. On en a pas laissé un seul. Ils avaient tous des goûts différents, mais vous vous êtes super bien démerdés, y en avait pas un de mauvais.
On aurait pu faire des éconocroques, en garder deux ou trois sous le coude… oh et puis non. On s’est gavés. On rote. Du coup, on s’est décidés à vous en envoyer à notre tour, normal.
Heulala, comment qu’c'est beau.
Moi touriste.
Mercredi, janvier 6th, 2010
Donc, on est en J1. Mais ce fut finalement le cadet de mes soucis. La gueule dans le guidon je vous dis, un mois de décembre monumental qui vient de s’achever brutalement, aujourd’hui: je me suis couché à midi, réveillé à 18 heures, chuis tout seul dans ma piaule, j’enchaîne les clopes et les cafés et je développe enfin les photos dans un silence auquel je ne suis plus habitué.
Aux fraises, j’ai pas vu le match de la montée, pas pu aller au pot des supporters, répondu à aucun de vos e-mails, ma piaule est une décharge recouverte d’un centimètre de poussière et de cendres, mes draps ne sentent même plus la sueur mais la chaussette. Mais au moins j’ai fait des trucs.
In bed with Sylvain Fretin, day one (uncensored)
Mercredi, novembre 18th, 2009
Cette semaine, je file 32 heures et 30 minutes de cours. De cours particuliers, je précise. Au cas où vous saisiriez pas à quel point j’ai envie de casser des trucs.
Je pourrais, ouais ouais, en guise de nouvelles vous parler de mon taf. Seulement voilà, quand je commence à m’exprimer par écrit à ce sujet, je dois me baisser pour ramasser des bouts de clavier. En plus ce serait pas vraiment de l’actualité pure et dure, ces charlots me les brisent depuis des mois et des mois. Donc non, on attendra que ça marine, que ça pourrisse encore un peu plus dans mon crane pour que je vous raconte tout ça. Comment ces connards ne récoltent plus que des pfffff quand ils me disent que j’ai une heure en plus le jeudi. Comment ces connards tentent de répondre à mes soupirs en me disant que je devrais être content d’avoir plus d’heures, puisque ça me fait plus d’argent.
I was born on a battlefield. Raised on a battlefield. Gunfire, sirens and screams… they were my lullabies.
Dimanche, novembre 1st, 2009
-Mais, mais il fait super beau !!!
Je comprenais la déception de Wakana, il faisait grand soleil, et c’était peut-être l’occasion d’aller gambader. Je me rends compte que ça fait une paye que je l’ai pas emmenée. Oui, c’est moi qui lui montre la région. Ici, le Kanagawa, le Shonan, c’est plus chez moi que chez la belle enfant du Nord. Mais juste deux choses Wakana: d’abord, c’est pas toi qui vient d’esquiver un sécateur en sortant fumer une clope dans le jardin. Il fait beau mais ça bourrasque terrible. Et puis t’as peut-être pas remarqué mais on a un invité. Et il a pas fait le déplacement pour couper des melons.
