Et voici une nouvelle série, j’inaugure le « Japan Fails ».
Une rubrique où j’essaierai de répertorier tout ce qui est naze dans ce pays, et y a matière à creuser. Oh, ce sera jamais bien profond, il s’agit pas de sortir leurs 4 vérités aux peujes – et pis gnagnagna balayer devant sa porte parce gnagnagna la France c’est pas mieux – non, juste un florilège de ratés, une sélection d’ignobles foirades qui me donnent envie de tout casser, un best-of des vendanges les plus grossières qui minent mon quotidien.
Ma vie, c’est l’avenue Foch.
Une route droite, bien droite, large, dégagée, je risque pas de me cogner aux colonnes Morris et aux hôtels bourgeois. Même en titubant. Bref, la voie est libre quoi, sauf qu’elle est constellée de colombins. Un champ de mines. Une guirlande de dreums qui relie la Place de l’Étoile à la Porte Dauph’. De loin j’aperçois la Place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, mais si je veux l’atteindre sans crader mes pompes (de superbes Adidas Superskate Cab) je dois baisser les yeux et regarder où je marche.
Ma vie c’est l’avenue Foch, un fil d’Ariane noué d’étrons. Et puis qu’est-ce que je fais là ? J’ai rien à fiche dans le 16ème !
C’est un peu mon drame du soir, de tous les soirs. Le boulot est fini, je suis entre quatre murs, chauffage à bloc, peut plus rien m’arriver. Allumer la PSP mais avant, faire du café. Donc chercher un point d’eau. Et toujours le même haut-le-cœur une fois face à l’évier.
Ha nan, faites pas semblant de pas voir. Ouais, là, dans le coin à gauche.
Rhââââ, ça me bouffe.
Un truffon crée le truc le plus néfaste qu’on puisse imaginer, et l’archipel entier en équipe sa cuisine. La poubelle d’évier ! Je dis bravo, quelle belle invention ! Vous êtes un vrai Léonard ! Vous avez bien mérité votre prix Nobel du coup de poing dans la gueule. Je vois tous les lauréats du concours Lépine six pieds sous terre là, passez-moi l’expression mais vous avez tout niqué. Avec un peu de chance, ça peut se vendre, vous pourriez même devenir riche.
-Toi t’es encore vénère pour rien. T’as eu une mauvaise journée ? Regarde, c’est super pratique: genre, je pèle mon oignon (salope) et hop en un clin d’œil, je jète les épluchures dedans. Malin non ?
Ben voyons, tête de mort, c’est bien connu, tout le monde épluche ses légumes dans son évier. Moi je descends du singe, je fais ça sur une planche, sur une table. Malin non ? Du coup j’ai aucune raison d’aller lourder tout ça dans l’évier. Ce truc (dont j’ignore toujours le nom en français comme dans la langue de Sakamoto Koji) n’a qu’une seule utilité: me filer la nausée à chaque fois que je me coule un verre d’eau. À me mettre des arrêtes de poisson en décomposition sous le nez quand je fais une vaisselle. Oui c’est ça en fait, en faisant infuser là-dedans tout ce que vous avez de périssable à portée de main, vous essayez de créer la vie ! Le bouillon de culture total !
Et après ça chiale quand y a un cafard qui rode dans la cuisine. Mais vous en faites exprès, vous comprenez que les beignes ou quoi ?
-Rhôôô ce que t’es aigri, t’es toujours en train de gueuler après des trucs insignifiants, on dirait ta mère (dédicace au Marin). Si ça te dégoute tant que ça, quand le sachet est plein, bah tu le mets à la poubelle, et t’en mets un nouveau, tout propre.
Ho mais oui ! C’est lumineux, quelle ingéniosité. Donc plutôt que de balancer mes déchets directement à la poubelle (parce que nous sommes dans une cuisine, la poubelle est jamais vraiment très loin dans une cuisine), je vais les jeter dans ce taudis, puis quand il est plein, je le vide enfin dans la poubelle !
Vous paierez tous le jour du jugement dernier.
Ultraland, réveille-toi.
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