Everything that we’ve found says make your own destiny
But you’re unaware that you should be scared
Les Gay Top Kids, poètes émofags.
Ati les man. Bien ? Je commence, une fois n’est pas coutume, par les big up. Ils vont toujours un peu dans le même sens mes big up, mais bon j’y suis pour rien. Cassedédi à Bange et à Sylvère Triton, à qui j’ai toujours pas envoyé de mail, mais puisqu’ils sont mes plus gros followers, ben ils auront leurs réponses ici même vu que je m’apprête à vous pondre un post plus égocentré que tout. Claquage de bises à Bibis et à cette vieille merde de Colargol : je peux pas vous promettre de passer pour Noël, pour les raisons que je vais évoquer ici, c’est un peu la Révolution Russe dans ma life. Et si j’y arrive pas, ce sera pour me pointer un peu plus tard, quitte à passer par l’Espagne et la Pologne. La bise aussi à la Mafia Roumaine : promis, je te l’envoie ta fucking écharpe du Shônan. Ils font une fin de saison cheulou, hier ils ont plié Gifu par 7 buts à 1, hat-trick de Tahara. Embrasse ta sainte mère. Pour finir soutien au MNK 96. Dès Istres. Qu’ils aillent tous se faire enculer.
Bon je vais pouvoir commencer. Je vous distille les photos d’un des gigs (celle de Yokohama) de la tournée nippone de Comadre, histoire d’aérer mon texte. Vous êtes prêts ? (Voix de Demi-Lune) Accroche-toi à tes bretelles Docteur Jones !

Cohol, on a tous un côté Ultradoux
Je viens de retrouver mes sinus. Cette dernière semaine, mon crâne faisait le double de son poids habituel tant j’avais le rhino-pharynx gavé de mucus. Obligé de dormir sur le dos de peur de me réveiller avec les yeux exorbités baignant dans une queufla de meuvor. Bref, je sais que l’époque où on peut descendre au supermarché, en short et en tee-shirt, pour choper une bouteille de Pocari Sweat, est désormais révolue. Winter is Coming.
Endzweck, un bon set pour une fois.
Mais là ça va mieux, j’ai la frite depuis ce matin, et tant mieux parce que je vais en avoir besoin. Mes sœurs, mes frères, je suis à donf. La boîte de trad dans laquelle je bossais en freelance m’a pris à plein temps, et je dois continuer mon taf au collège jusqu’à la fin mars. Un jour de congé par semaine, sa race. Hector Malot suit ce rythme depuis trois ans. Moi ça fait deux semaines, et chuis déjà en train de chialer.

Enslave, le clou du spectacle.
Conséquence, je découvre la joie de passer mes journées sur un écran – sur Windows Vista, avec Outlook et tout le merdier – et constate que ça nique bien les yeux. Pour tout le reste je suis molto heureux. La patronne est gentille, les collègues plutôt cool, on est pas bien nombreux, c’est pas une énorme boîte de requins, ils me filent un visa, un vrai salaire, avec une assurance chômage. La folie. Je cotise même pour la retraite. Sa mère, me voilà un péquin moyen, un trou de balle de base. Je vais économiser pour m’acheter une Cresta.
Mon taf est à Shibuya (enfin pas loin, du côté de Tôdai), et le collège est dans la ville d’Akishima (à deux heures de train de ma zone…), la Waque est moi avons donc décidé qu’il était temps de déménager. C’est pas si simple de quitter Yokohama, j’aime bien cette ville malgré tout, et puis c’était bien pratique pour aller se baquer et supporter le Shônan. Puis j’aime bien notre guest house aussi. Je pensais d’ailleurs que j’aurais envie de m’en tirer plus tôt que ça. J’ai tendance à essayer de me débarrasser des clichés entourant les étrangers ici, quitte à mentir. -Oh, t’es Français ? C’est tous des geeks les Français, chuis sur que tu kiffes les jeux vidéo et les bédés. -Nan pas du tout, jamais de la vie enfin. C’est quoi ces généralités. Je suis power éclectique moi. Mes passions, c’est la chasse et les bagnoles. Non, ça, non, j’ai jamais ressenti le besoin de le cacher. J’ai toujours assumé vivre en guest house, la maladie de Gaijin par excellence. Les trucs de reunoi, je les ai tous fait. J’ai même acheté des pantalons d’ouvriers que je porte jamais, sauf en France.
Au contraire, j’ai aimé la vie en communauté. Probablement parce que j’ai rarement été entouré de connards (sauf jusqu’à récemment, y a un bon cas social qui vient d’emménager et qui nique tout). Seulement, au bout de cinq ans, ça va me sembler bien agréable de pouvoir enfin faire mon café à poil, de pouvoir chier la porte ouverte, de jouir de la vitesse de connexion de la fibre optique et donc de reconnecter la PS3 pour vous coller de vilaines piles à Winning Eleven, à Metal Gear Online, à Minna no Golf 5, à GTA et à Red Dead Redemption… A la recherche d’un appart’ donc, et c’est même quasiment plié grâce à la Waque.

Comadre ! Mais comment faire pour passer après Enslave ?
Oui parce que c’est là que c’est mortel d’être maqué à une Peuje. [mode Thierry Roland on=] Car la Japonaise [mode Thierry Roland off/], si y a bien un truc qu’elle kiffe, c’est faire. Faire n’importe quoi, mais faire, et bien. Donc quand tu lui dis ok, c’est bon, on déménage, je t’emmène baby, et ben elle se contente pas juste de trouver que c’est une bonne idée, elle fonce en ville, et revient avec un classeur, des Stabylo, des Post-It. Le lendemain, quand tu rentres du taf, elle te colle un mug de café dans les pogne, te demande de fermer ta gueule en guise de briefing, puis t’as le droit à un CR détaillé de sa session de scouting, avec toute la région passée au crible, les annonces classées par prix et par surface habitable, code couleur, PowerPoint, et tout le tralalala. Y a même une pause clope. (C’est vérifiable aussi avec les voyages, où quand tu dois réunir plus de quatre personnes sous un même toit. La Japonaise se met en branle et rien au monde ne peut l’arrêter.)
Au final, l’affaire est quasi pliée. On a repéré un trois pièces dans la ville de Kawasaki, à 20 minutes de Shibuya, mais toujours dans la région du Kanagawa. On risque de rappeler l’agence dans la semaine pour le prendre, parce qu’on a visité des trucs plus pourris, moins grands et plus chers, dans des bleds foireux. Là c’est grand, propre, pas trop paumé, et on économise par rapport à nos deux loyers à la guest-house (par contre c’est juste en-dessous d’une énorme tour de télécom, on va pouvoir commencer à parier sur le tiercé de mes cancers : moi j’dis dans l’ordre d’arrivée Poumons Marlboros – Tissus Musculaires Césium137 – Cerveau Micro-ondes).
Donc, on devrait bientôt être armés pour vous accueillir chez nous lors d’éventuelles vacances au Japon. Je vous préviens, les Ultralandais (le Moniarque, son épouse, et ses sujets Diogène et Jay) ont déjà réservé en mai. Ultraland Moniquarchie World Tour, bitch. Le championnat aura repris, on va pouvoir streaker au Todoroki Stadium.
Pour finir, c’est logiquement que je refile ma dernière dédicace au Senbei, qui semble bien plus en galère que moi pour trouver une piaule. Et comme c’est lui qui m’accompagnait (ou le contraire) au concert de Cohol, Endzweck, Enslave et Comadre, dont les photos illustrent ce billet, et ben la boucle est bouclée. Et en hommage, cette fabuleuse photo, la livehouse était voisine d’une franchise Budweiser Carnival. Le bouge a l’air sordide, je rêve d’y aller.
PS, n’oubliez pas d’écouter Enslave:
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